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√Bonne foi contre mauvaise foi ~ Songkrah


Dans un contexte de démocratie de masse, on préférera sans cesse la douceur et l’infantilisme à la rigueur et à la nécessité. − Eugyppius sur X


Par James Howard Kunstler – Le 7 septembre 2026 – Source Clusterfuck Nation

Des femmes du Massachusetts manifestent en faveur des triples homicides d’enfants

La « Clusterfuck Nation » ne dort jamais, même lorsque tout le monde met ses activités de côté. Plus tard dans la journée, nous allumerons le barbecue de cérémonie, mais pour l’instant, place aux tribulations de ce moment douloureux de l’histoire.

C’était justement par une matinée de septembre aussi radieuse, il y a vingt-cinq ans, que ces avions détournés se sont enfoncés dans les tours du World Trade Center (ainsi qu’au Pentagone et dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie). Malgré tous les débats médico-légaux qui ont suivi, je m’en tiens à l’explication initiale selon laquelle ce sont quatre équipes de fanatiques djihadistes qui ont perpétré les attentats du 11 septembre. Et pourtant, malgré toutes les mesures de défense officielles mises en place depuis lors — le Patriot Act, etc. —, nous voilà en train de laisser une infiltration islamique massive, voire une prise de contrôle de nombreux endroits aux États-Unis, ce qui prouve, à tout le moins, que l’histoire est pleine de rebondissements.

Après le traumatisme du 11 septembre, on ne peut nier que notre pays a déraillé psychologiquement, tout comme le reste de la civilisation occidentale, comme si son système immunitaire s’était effondré et que le corps politique avait laissé entrer en son sein toutes sortes de parasites malveillants. Ceux-ci ont provoqué une maladie dans la plupart des organes de la société — nos institutions — : les principaux partis politiques, les médias d’information, les agences gouvernementales, les fondations, les écoles, les arts et les lettres. Le cerveau collectif de l’Occident a été gravement endommagé au cours de ce processus.

La maladie est identifiable, même si certains de ses mécanismes restent mystérieux. Cette maladie s’appelle la mauvaise foi : agir ou parler de manière mensongère, en toute connaissance de cause. Faire semblant de dire une chose pour en cacher une autre, par exemple clamer haut et fort la « justice » alors qu’on vise en réalité la vengeance ; l’« inclusion » alors qu’on entend exclure autrui de toute carrière et de tout moyen de subsistance ; la « diversité » alors qu’on ne tolère aucune divergence d’opinion ; la « démocratie » alors qu’on ne cherche qu’à mener tout le monde par le bout du nez.

Les forces qui se cachent derrière tout cela dégagent une odeur d’occulte. On peut peut-être nommer et localiser certains des moteurs qui les animent — les « globalistes », les marxistes, les banques londoniennes, l’UE, le Forum économique mondial, le Forum de São Paulo, le PC Chinois — mais leurs motivations restent obscures. Angela Merkel a clairement expliqué pourquoi elle a autorisé l’immigration massive en provenance du Tiers-Monde vers l’Allemagne (et, par conséquent, vers toute l’Europe en raison de l’accord de Schengen qui a effacé les frontières entre les pays de l’UE) : « pour lutter contre l’extrémisme de droite », a-t-elle déclaré. Cela semble assez clair, mais aussi tout à fait insensé. Et pourquoi diable Ursula von der Leyen fait-elle tout ce qui est en son pouvoir pour que cela continue ? Les migrants n’ont-ils pas suffisamment démontré leur antipathie envers la société occidentale ? Combien de viols, d’agressions au couteau, de décapitations, de massacres dans des cafés et d’attaques au volant contre des villages de Noël faudra-t-il encore ?

Il est également difficile de comprendre comment les banquiers londoniens (qui qu’ils soient ?) peuvent éprouver la moindre sympathie pour les révolutionnaires marxistes qui veulent mettre fin au concept de propriété privée et aux instruments monétaires qui vont avec.

Ou comment les fondations Rockefeller et Ford en sont venues à être si éprises de socialisme. Ou pourquoi la CIA semble déterminée à trahir l’intérêt général américain. Ou encore comment se fait-il que la Ligue des femmes électrices s’oppose avec virulence à une réforme électorale de bon sens.

Le « tumulte de la race » est plus compréhensible. Il opère au sein d’une structure de permission fondée sur le différentiel déchirant entre réussite et échec. Ce n’est que de l’extorsion pure et simple : notre échec est de votre faute, alors payez. Et en attendant, merci de nous épargner la caution et la prison, et de nous autoriser à voler à l’étalage, violer, assassiner, piller et semer le désordre quand l’envie nous en prend. (Et à pleurer encore plus fort à ce sujet.) C’est un schéma sadomasochiste évident.

Le jeu des genres est plus compliqué, mais il découle lui aussi d’une structure de permission fondée sur la réussite et l’échec, aggravée par une pénurie mutuelle d’hommes et de femmes mariables, contraints de compenser toute combinaison de malchance et de mauvais choix menant à l’échec dans la vie. Mais cette dynamique a été habilement détournée par des groupes cherchant à créer autant de chaos social que possible. Pour quelle autre raison le Parti démocrate se montrerait-il si enthousiaste à l’idée d’organiser des « heures du conte avec des drag queens » dans les petites classes ? N’est-il pas évident qu’il ne s’agit pas vraiment de comédie, comme on le prétend ? Il s’agit plutôt de présenter les femmes comme des monstres. Vous êtes-vous déjà demandé combien d’enfants assistant à ces spectacles sont en réalité terrifiés par ces hommes adultes perturbés qui se livrent à des mimiques exagérées sous leurs yeux ?

Et aujourd’hui, la folie du genre a atteint son paroxysme — dans le Massachusetts, sans doute l’État américain le plus déjanté — où des foules de femmes dérangées scandent des slogans et pleurnichent en signe de sympathie devant le palais de justice où une mère qui a étranglé ses trois enfants vient d’être acquittée. Ces enfants encombraient injustement la vie de Lindsey, vous comprenez… S’il y a bien un point de basculement décisif qui peut faire pencher une société d’un côté ou de l’autre, c’est bien celui-là.

Vingt-cinq ans de folie, ça suffit. Ça ne facilite la vie de personne. C’est là tout le sens de Trump. Son objectif est de remédier autant que possible à tout cela. Le fait que ce soit son destin de jouer ce rôle est une preuve supplémentaire que l’histoire est pleine de rebondissements. Il est facile de se moquer de lui et de ses manières ; il est plus difficile d’évaluer contre qui et contre quoi il se bat — et quels sont les enjeux. On pourrait simplement résumer cela à une bataille entre la bonne foi et la mauvaise foi, entre le sérieux et le jeu. L’heure du sérieux a sonné, et celle des manœuvres malhonnêtes est révolue. Joyeuse Fête du Travail, et préparez-vous à l’action qui s’annonce alors que nous entrons véritablement dans l’automne.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

songkrah.blogspot.com

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