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√La ligne rouge ~ Songkrah


La fin doit justifier les moyens — la seule question est de savoir quels moyens sont nécessaires. − Saul Alinsky


Par James Howard Kunstler – Le 3 avril 2026 – Source Clusterfuck Nation

Erin Burnett (à gauche) et Kate Bolduan (à droite) attendent que le Prozac fasse effet

Pourquoi les présentatrices de CNN, Erin Burnett et Kate Bolduan, ont-elles toujours l’air si déprimées à l’antenne ? Elles ne sourient jamais. Leurs visages affichent toujours une expression oscillant entre grave inquiétude et hystérie. Est-ce dû à la chute vertigineuse de l’audience de la chaîne ? À la prise de contrôle hostile imminente par Paramount / Skydance (dirigée par le conservateur David Ellison) ? À un excès de botox, qui zombifie les petits muscles faciaux ? Ou est-ce le dégoût de soi, dû au fait d’être contraintes de présenter tout ce qu’elles rapportent sous un angle mensonger ?

Il semble bien y avoir une main invisible au « Centre de la Narration » qui dicte des scénarios aux chaînes, et cette main semble teintée de malveillance envers tout ce qui cherche à sauver notre pays du chaos, de la misère, de la psychose et du djihad. On dirait que cette main invisible veut voir le pays partir en fumée, et qu’elle n’hésitera pas à recourir à tous les moyens nécessaires pour y parvenir. Le modèle pour cela est ce qu’on appelle la « révolution de couleur », qui est une version hyper-accélérée de la « marche à travers les institutions » de « Rudi le Rouge » Dutschke visant à « s’emparer des transmetteurs de la culture » afin de produire une utopie communiste, telle qu’elle a été calquée sur les écrits d’Antonio Gramsci (1891 – 1937), fondateur du Parti communiste italien.

Le fasciste Mussolini a jeté Gramsci en prison, où celui-ci a griffonné les trois mille pages de ses Cahiers de prison, dans lesquels il exposait sa stratégie pour détruire la société civile, stratégie reprise plus tard par les Américains Saul Alinsky (1909-1972) dans son ouvrage Rules for Radicals et Gene Sharp (1928-2018), qui a rédigé plusieurs manuels concis sur les mécanismes stratégiques permettant de démanteler les gouvernements visés.

Ce sont les mentors du maître ninja du « lawfare » Norm Eisen, qui s’est spécialisé dans la manipulation de l’institution juridique américaine afin de faire avancer le programme du Parti démocrate, allié à des cohortes de la bureaucratie permanente de Washington (ou « État profond »), pour repousser toute remise en cause de la corruption et du racket ancrés dans ces deux entités symbiotiques.

Cette contestation prend évidemment la forme de Donald Trump, l’ancien et actuel président qui lutte contre un groupe d’adversaires de plus en plus virulents. Norm Eisen a été profondément impliqué dans toutes les tentatives visant à saper et à neutraliser M. Trump depuis 2016. Il a rédigé des mémoires pour l’enquête du procureur spécial Mueller ; il a agi en tant que procureur lors de la première procédure de destitution de Trump (suscitée par l’agent de la CIA et soi-disant « lanceur d’alerte » Eric Ciaramella, avec la complicité de l’ancien représentant Adam Schiff) ; il a apporté son aide ex parte dans les procédures de la commission de la Chambre sur le 6 janvier ; il a préparé les arguments juridiques pour les poursuites engagées par Fani Willis contre M. Trump et 18 coaccusés ; et il a contribué à établir le cadre juridique des affaires du procureur spécial Jack Smith contre M. Trump. En bref, Norm Eisen a passé la dernière décennie à s’efforcer de faire passer Donald Trump pour un criminel et de le chasser de la scène politique. Ses efforts ont échoué.

Norm Eisen a fondé ou est associé à plusieurs ONG du « marécage » actives dans les opérations de chasse à Trump, notamment Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW), le States United Democracy Center, le Democracy Defenders Fund et Democracy Defenders Action — toutes se présentant comme des organisations anti-autocratiques. Eisen et ses organisations ont intenté des centaines de procès contre l’administration Trump afin de faire obstruction à toute initiative du président visant à mettre fin aux escroqueries sanctionnées par le Parti démocrate, à expulser les étrangers en situation irrégulière arrivés pendant les années « Joe Biden », et surtout à faire dérailler les enquêtes sur la fraude électorale. Ces organisations sont largement financées par l’ONG Open Society de George Soros et ses filiales, Arabella Advisors (rebaptisée Sunflower Services) et la Tides Foundation, c’est-à-dire les suspects habituels.

Face à tout cela, sans compter un Congrès dysfonctionnel et un système judiciaire fédéral hostile, le président a eu du mal à trouver des solutions de contournement pour chaque point du programme à mener à bien, pour lequel il a été élu. Que peut-on y faire ? Même si des preuves étaient produites pour montrer que Norm Eisen a agi de manière inappropriée dans les affaires intentées contre le président, il est peu probable qu’une affaire intentée contre Norm Eisen aboutisse devant un tribunal fédéral de district de Washington DC. Il est un ami de longue date de James « Jeb » Boasberg, juge en chef du district de Washington. Norm Eisen faisait partie de la même promotion de 1991 à la faculté de droit de Harvard que Barack Obama, l’un des architectes du mouvement de gauche visant à détruire la République. *

* Correction : dans la première édition, j’ai indiqué par erreur que James Boasberg faisait également partie de ce groupe de la faculté de droit de Harvard. Ce n’était pas le cas. Il a fréquenté la faculté de droit de Yale

Tout cela suggère que si M. Trump doit accomplir quelque chose de crucial, comme une réforme fondamentale de nos procédures électorales, et si l’un de ses décrets est contrecarré par des poursuites judiciaires soutenues par Norm Eisen visant à la nullification judiciaire des pouvoirs exécutifs, M. Trump devra déclarer une sorte d’état d’urgence national extraordinaire. Ce sera la ligne rouge que Norm Eisen cherche à franchir depuis dix ans : l’occasion de qualifier M. Trump de « tyran » et d’entamer une nouvelle procédure de destitution, coïncidant en théorie avec l’installation d’une majorité Démocrate aux deux chambres du Congrès.

Une bataille de taille se profile. Norm Eisen s’est montré d’une habileté à toute épreuve dans toutes ses entreprises néfastes. Mais M. Trump s’est quant à lui comporté comme une véritable pimprenelle rouge de la politique américaine : impitoyable, plein de ressources, délibérément comique, et sincèrement motivé pour sauver les États-Unis d’une cabale de scélérats prodigieux. Il est là pour gagner. Son plus grand exploit pourrait bien être de faire enfin esquisser un sourire aux dames moroses de CNN.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

songkrah.blogspot.com

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