√Ce n’est pas du bluff ~ Songkrah
Et remarquez comme cela semble désinvolte. Trump n’a pas opté pour une image de marque grandiose et sanglante. Il l’a présentée comme on annoncerait avec désinvolture la Journée nationale des chips. − American Debunk sur X.
Par James Howard Kunstler – Le 6 avril 2026 – Source Clusterfuck Nation

Remarque : vous vivez en ce moment même le FAFO 1 de tous les FAFO. Les États-Unis ne toléreront plus aucune calomnie de la part de quiconque est encore en vie pour parler au nom de la bande de djihadistes en Iran. Voici les conditions : ouvrez le détroit, laissez tranquilles les autres États du Golfe, remettez ces 500 kg d’uranium enrichi. Vous pouvez encore aller de l’avant dans le temps en tant que nation développée, profiter de la vie perse moderne. Ou bien, vous pouvez remonter le temps jusqu’au XIIe siècle, sans électricité, sans ponts et sans autres commodités. À vous de choisir.

Ce week-end, une nouvelle démonstration de ce dont nous sommes capables. Par exemple, contre toute attente et contre toute probabilité, sauver un aviateur américain pris sous le feu ennemi au milieu d’une région montagneuse iranienne perdue, et le faire sans aucune perte. Les gauchistes étaient tellement déçus ! Pas de sacs mortuaires à célébrer. Pas d’échec de Trump à claironner. Dimanche, ils priaient à haute voix le lapin de Pâques pour des crimes de guerre sur lesquels ils pourraient se déchaîner. Ils insistent pour que les États-Unis soient vaincus en Iran afin que Chuck Schumer et Hakim Jeffries puissent remporter les élections de mi-mandat… pour qu’ils puissent détruire Trump au Congrès. (Euh, d’accord, et ensuite ?)
Pendant ce temps, une autre vingtaine de hauts gradés de l’armée iranienne ont été physiquement écartés des opérations samedi. Bonne chance avec votre structure de commandement militaire là-bas. Vous avez des pigeons voyageurs ? Mais, pour autant qu’on sache, le président Masoud Pezeshkian est toujours en vie, tout comme le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, avec lequel les négociateurs américains ont au moins échangé des messages, à défaut de parler directement.
Le problème, c’est que leur gouvernement civil n’a aucune autorité sur les Gardiens de la Révolution (le CGRI), qui contrôlent tous les missiles et les drones, les forces Quds agissant par procuration en dehors de l’Iran, et ce qui reste de la police secrète Basij chargée de terroriser le peuple iranien. Rappelons-nous que ce sont les Gardiens de la Révolution qui ont lancé ce jihad il y a longtemps, en 1979, lorsqu’ils ont pris d’assaut l’ambassade américaine à Téhéran et retenu 52 Américains en otages pendant plus d’un an.
L’ultimatum lancé mardi pour détruire les infrastructures vitales de l’Iran est un moyen de pression visant à clarifier qui exactement peut parler au nom de la nation iranienne si celle-ci souhaite sincèrement que les sanctions cessent. Il est peu probable que ce soit quelqu’un au sommet du CGRI, qui est l’essence même du culte islamique de la mort. Il vit pour la mort ! Mort à l’Amérique… mort à nous-mêmes pour ce billet vers le paradis où nous attendent les soixante-douze vierges… mort à l’économie mondiale, si Allah l’exige ! Belle, belle mort !
Quelle partie de tout cela la civilisation occidentale ne comprend-elle pas ? Le djihad déferle sur l’Europe sans rencontrer d’opposition. Massacres dans des boîtes de nuit, camions fonçant dans la foule sur les marchés de Noël, gangs de violeurs, décapitations d’enseignants et de prêtres chrétiens en plein jour — rien de tout cela n’a suffi à inciter les premiers ministres et les présidents de l’Euroland à envisager d’expulser ces hordes indésirables. New York, bastion du masochisme de la gauche radicale, vit désormais sous l’emprise du « djihad doux » de Momdani ; l’appel à la prière islamique résonne dans les quartiers vingt-cinq ans après le 11 septembre. Les Juifs de l’Upper West Side ont voté pour cela. La compassion pour les opprimés, comme toujours… aux dépens de soi-même.
Le président américain n’en veut pas, bien sûr. Il l’a donc exprimé de la manière la plus crue possible, avec une touche de joie maniaque pour agacer ses ennemis dans son propre pays. Que s’est-il passé depuis ? Une frappe aérienne israélienne a éliminé cette nuit Majid Khademi, le chef des renseignements du Corps des gardiens de la révolution islamique. Qui sera le prochain ? Que celui qui le souhaite se présente. Le ministre des Affaires étrangères Araghchi a proposé à la hâte un cessez-le-feu de quarante-cinq jours par l’intermédiaire de médiateurs égyptiens, turcs et pakistanais. Je doute que notre camp veuille leur accorder quarante-cinq jours pour réorganiser leurs ressources restantes. M. Trump ne bluffe pas au sujet de ces ponts et de ces centrales électriques. La Russie et la Chine ne viendront pas à la rescousse. Et l’Europe reste dans son coin, à s’épouvanter et à pleurnicher tandis que ses économies s’essoufflent.
Epic Fury conduit à un changement épique du paysage mondial. Les anciens arrangements sont révolus, en particulier l’exportation subventionnée du terrorisme djihadiste. La crise d’Ormuz est la concrétisation de la ruée mondiale vers les ressources qui est en cours. Les gagnants et les perdants se dessinent actuellement, et M. Trump cherche à s’assurer que l’Amérique se trouve du côté des gagnants. Vous devez donc vous demander : pourquoi la gauche américaine, incarnée par le Parti démocrate, souhaite-t-elle si désespérément que notre pays perde ?
James Howard Kunstler
Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
Notes
- Fuck around and find out” : “Jouez au con et vous verrez.” ↩

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