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√La Terre bouge tout juste un peu ~ Songkrah


L’opération Epic Fury était bruyante. L’opération Economic Fury est silencieuse… Alors que les porte-avions faisaient la une à la télévision, c’est le Trésor qui menait la véritable démolition. − Jesús Enrique Rosas sur X


Par James Howard Kunstler – Le 1er mai 2026 – Source Clusterfuck Nation

L’ancien président Obama tente une politique étrangère de l’ombre avec le Premier ministre canadien Carney

Attendez-vous à une semaine décisive. Le golfe Persique reste fermé et d’énormes nappes de pétrole s’échappent de l’île de Kharg tandis que l’Iran vocifère et tape du pied. Personne ne peut même plus essayer d’acheter son pétrole, pas même la Chine. Les sanctions sont trop lourdes. Les puits iraniens doivent être fermés dès maintenant. Imaginez comment les responsables de la production sur les champs pétroliers hurlent contre leurs superviseurs fous du Corps des gardiens de la révolution islamique. L’Iran n’a plus d’économie en état de fonctionner. La force de sécurité intérieure iranienne, le Basij (Sâzmân-e Basij-e Mostaz’afin, ou « Mobilisation des opprimés ») étouffe quiconque exprime son mécontentement dans les rues, ce qui ne fait pas bonne impression pour un régime qui ne peut survivre sans feindre de bénéficier d’un soutien populaire.

Dimanche soir, le président américain a rejeté d’emblée les dernières conditions de paix posées par Téhéran. Ils essaient de mener le monde entier en bateau, alors même qu’ils tournent en rond vers le gouffre. Malgré ce que vous pouvez lire dans le New York Times — le principal porte-parole de l’Iran aux États-Unis —, la capitulation n’est probablement plus qu’une question de jours. La balle est dans le camp des États-Unis ce matin, un véritable tir en lob suspendu. La réponse risque d’être dure. Bien sûr, quelles que soient les déclarations officielles émanant d’Iran, il faut les prendre avec des pincettes à 99,9 %. Pour l’instant, il n’y a rien d’autre que le brouillard matinal du suspense.

Mais des événements étranges se trament ailleurs. Vous avez peut-être remarqué que le gouvernement travailliste britannique a essuyé une défaite cuisante aux élections locales, perdant près de 1 500 sièges au conseil, un rejet humiliant. Ce n’est qu’une question de jours avant que le Premier ministre Keir Starmer ne doive jeter l’éponge. Ses remplaçants potentiels sont totalement inconnus des Américains — Angela Rayner, ancienne vice-Première ministre, le secrétaire à l’Énergie Ed Milliband, le secrétaire à la Santé Wes Streeting — et n’importe lequel d’entre eux n’est qu’un simple figurant face au grand vainqueur des élections, Nigel Farage du Parti de la réforme, qui existe entièrement en dehors du clivage politique britannique séculaire entre travaillistes et conservateurs.

Le Parti travailliste, voyez-vous, est ces derniers temps tout aussi répugnant aux yeux des électeurs britanniques que son avatar actuel, Sir Keir (Chevalier Commandeur de l’Ordre du Bain, KCB), dont la dernière initiative a été d’étendre les prestations sociales aux épouses supplémentaires des musulmans polygames. Bravo ! Pourquoi ne pas simplement parcourir l’empire insulaire de ville en ville et gifler chaque Britannique de souche ? Quant aux Tories (soi-disant conservateurs), eh bien, on ferait mieux de les oublier. Le prédécesseur conservateur de Sir Keir au poste de Premier ministre, Rishi Sunak, a mis son parti dans le pétrin pour les vingt prochaines années en laissant l’immigration nette en provenance du tiers-monde atteindre des sommets records tandis que le royaume s’effondrait.

La façon dont ça marche là-bas, c’est que Sir Keir, ou celui qui lui succédera, demande au roi Charles de dissoudre le Parlement, et on se retrouve avec des élections nationales anticipées, avant la fin du mandat régulier de cinq ans du Parlement. Et donc, dans les mois à venir, Nigel Farage deviendra Premier ministre et les choses vont changer du tout au tout en Grande-Bretagne.

M. Farage devra notamment faire face au démantèlement par Donald Trump de ce qui restait du contrôle néocolonial furtif de la finance mondiale par la Grande-Bretagne via le système bancaire britannique. La véritable question est la suivante : Farage peut-il enrayer la glissade écœurante de son pays vers un califat islamique, avec tout le tralala du tiers-monde ? Peut-il même commencer à renvoyer les derniers arrivants d’où ils viennent ? Peut-il faire ce que M. Trump tente de faire aux États-Unis et ramener le Royaume-Uni à une économie fondée sur la production réelle de biens plutôt que sur la magouille financière ?

Curieusement, alors que la vieille Mère Patrie rejette l’instrument des globalistes, Keir Starmer, le Premier ministre canadien Mark Carney tente de s’emparer du flambeau globaliste pour le reste de l’anglosphère, vestige de l’ancien empire. De plus, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué il y a quelques jours, la tentative du roi Charles de faire de la lèche à M. Trump, malgré toutes les flatteries mutuelles et la cérémonie de gala, a été un échec pour le roi d’Angleterre. Autrement dit, il n’a pas réussi à convaincre M. Trump de renoncer, ne serait-ce qu’un peu, à réduire le contrôle impérieux de la Couronne sur les affaires mondiales.

Et ainsi, en coulisses, vous voyez l’ancien président Barack Obama se faufiler à Ottawa pour comploter autour de tous ces développements avec le Premier ministre canadien Carney, qui se positionne pour agir en tant que Premier ministre fantôme de l’Empire britannique en son absence — à l’instar du pape à Avignon pendant le tumultueux  13ème siècle. En d’autres termes, Carney, ancien directeur de la Banque d’Angleterre, s’autoproclame opposant à Nigel Farage, avec l’aide discrète du chef fantôme du Parti démocrate américain, M. Obama, qui représente en réalité l’alliance chimérique islamo-marxiste qu’est devenu le globalisme. Pourquoi Barack Obama n’est-il pas poursuivi pour violation de la loi Logan à ce sujet ?

Hélas pour cette opération sournoise, le Parti démocrate américain est désormais sur la défensive après le double coup dur que constituent l’échec de sa manœuvre de redécoupage électoral en Virginie et la décision de la Cour suprême contre le charcutage électoral racial, qui va éliminer des dizaines de circonscriptions Démocrates créées sur des critères raciaux de la Chambre des représentants des États-Unis. Le projet des Démocrates visant à destituer à la fois M. Trump et le vice-président Vance en 2027 afin d’installer Hakeem Jeffries à la Maison Blanche est parti en fumée. Oui, vraiment. C’était leur plan… soudainement parti en fumée. Et les poursuites du ministère de la Justice contre les innombrables escrocs et révolutionnaires de couleur du Parti ont à peine commencé. Mon Dieu, ils coulent vraiment vite maintenant.

Et en milieu de semaine, direction la Chine pour M. Trump, qui va rencontrer l’oncle Xi. À quel point veulent-ils que leurs approvisionnements en pétrole reprennent ? Et que sont-ils prêts à faire pour y parvenir ? Accrochez-vous, la semaine s’annonce mouvementée.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

songkrah.blogspot.com

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