Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

√La guerre contre l’Iran. Pas de voie de sortie pour Trump ~ Songkrah


Par Moon of Alabama – Le 28 avril 2026

Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est rendu au Pakistan pour présenter une nouvelle proposition visant à mettre fin à la guerre USraélienne contre l’Iran. Les Pakistanais, avec le soutien de l’Arabie saoudite et de la Chine, assurent la médiation des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.

La proposition iranienne prévoit trois étapes :

  1. Un accord de paix avec une certaine garantie que les États-Unis et Israël s’abstiendront de toute nouvelle attaque contre l’Iran. Suite à cela :
  2. Un accord pour lever le blocus iranien du détroit d’Hormuz et le blocus américain du transport maritime iranien. L’Iran insiste pour garder le contrôle du détroit et pour collecter des contributions pour sa reconstruction auprès de chaque navire qui le traverse. Suite à cela :
  3. Parler du problème nucléaire.

L’administration Trump n’aime pas (archivé) la proposition mais ne sait pas ce qu’elle peut faire d’autre :

Le président Trump a déclaré aux conseillers qu’il n’était pas satisfait de la dernière proposition de l’Iran de rouvrir le détroit d’Hormuz et de mettre fin à la guerre, selon plusieurs personnes informées des discussions dans la salle de situation de la Maison Blanche lundi.

La proposition de l’Iran d’ouvrir le détroit a fait l’objet d’un vif débat au sein de l’administration pour savoir si les États-Unis ou l’Iran ont plus de poids, et quel pays est le mieux placé pour endurer les difficultés économiques créées par la fermeture de la voie navigable.

Certains responsables de l’administration estiment que la poursuite du blocus pendant deux mois supplémentaires causerait des dommages importants à long terme à l’industrie énergétique de Téhéran. Les puits de pétrole ne peuvent pas être allumés et éteints, et ils seraient endommagés s’ils étaient forcés de fermer, entraînant des réparations coûteuses. L’Iran, affirment ces responsables, conclura un accord pour éviter de tels problèmes à long terme.

Mais d’autres membres de l’administration ont déclaré que l’évaluation était erronée, notant que les positions de l’Iran se sont durcies et que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique n’a fait que consolider son emprise sur le pouvoir.

Le gouvernement américain a estimé que les négociateurs iraniens n’avaient pas été autorisés — ni par le guide suprême ni par de hauts responsables des Gardiens de la Révolution — à faire des concessions sur le programme nucléaire. Sans une reprise de l’action militaire, il y a peu de raisons de penser que la position iranienne changera.

Même si les bombardements reprenaient, il y a peu d’indices montrant que cela modifierait le processus décisionnel de l’Iran.

Les États-Unis ont perdu leur guerre contre l’Iran. Aucun de ses objectifs stratégiques n’a été atteint. Toutes ses actions militaires/tactiques, destinées à désarmer l’Iran, n’ont pas atteint leurs objectifs.

En prenant le contrôle du détroit d’Hormuz, l’Iran a joué échec et mat.

La seule sortie valable pour les États-Unis est de battre en retraite. Faire la paix et rouvrir le détroit limiteraient au moins les énormes dégâts que la guerre a déjà causés à l’économie mondiale. Cela limiterait également les dommages causés par la guerre aux relations à long terme des États-Unis avec des alliés comme les États du Golfe, la Thaïlande ou l’Allemagne.

Mais le lobby israélien, avec sa forte influence sur la Maison Blanche, ne permettra pas que cela se produise. Il poussera à une nouvelle série de bombardements même si les représailles iraniennes risquent de causer de graves dommages à Israël et aux États du Golfe. De l’avis du lobby, Israël doit parvenir à l’hégémonie au Moyen-Orient ou est destiné à disparaître.

Au lieu de trouver des solutions à son dilemme, Trump essaie d’échapper à la réalité :

L’Iran vient de nous informer qu’ils sont dans un « état d’effondrement ». Ils veulent que nous « ouvrions le détroit d’Hormuz » dès que possible, alors qu’ils essaient de comprendre la situation de leur direction (Ce que je crois qu’ils seront capables de faire !). Merci de votre attention à ce sujet ! Président DONALD J. TRUMP

(Donald J. Trump-TS: 28 avril 2026, 9 h 29 HE)

Je me demande à quoi s’attend Trump en écrivant un tel charabia factuel.

Actuellement, le roi britannique est en visite d’État à Washington DC. Ce serait un affront diplomatique pour les États-Unis de bombarder l’Iran pendant qu’il est en ville. Vendredi, après le départ du roi et la fermeture des marchés boursiers, Trump tentera probablement une autre série de bombardements qui, encore une fois, n’aboutiront pas à grand-chose.

Dans une semaine, le problème de Trump sera encore plus grave.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

songkrah.blogspot.com

Enregistrer un commentaire for "√La guerre contre l’Iran. Pas de voie de sortie pour Trump ~ Songkrah"