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√Les loups-garous de Londres ~ Songkrah


Utiliser le langage pour occulter la réalité, c’est faire preuve d’“indifférence envers la vérité” − c’est mentir au public et cesser de traiter nos concitoyens d’égal à égal. − Juge Clarence Thomas


Par James Howard Kunstler – Le 6 juillet 2026– Source Clusterfuck Nation

Le chef et son harem

Maintenant que la grande fête du 250e anniversaire des États-Unis est terminée — les discours, les avions de combat vrombissants, les feux d’artifice éblouissants, les discours et le gâteau aux fraises —, il n’y a qu’une seule issue possible. Quelle issue ? La guerre pour l’âme de la nation. Un mystérieux acteur se cache derrière l’engouement grandissant pour le « socialisme démocratique ». Quelqu’un finance tout cela. Il s’agit d’une tentative désespérée pour rallier les jeunes électeurs mécontents et sous-employés, étouffés par leurs prêts étudiants, désorientés par l’anomie, et les pousser à défiler en solidarité avec X millions d’immigrés clandestins afin de mener un « djihad électoral » visant à arracher la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat et, à terme, à détruire la nation.

Ce mystérieux « quelqu’un » qui tire les ficelles n’est pas si mystérieux que cela. Il ne s’affiche simplement pas sous une bannière, mais on peut facilement deviner de qui il s’agit : le marxiste dissimulé et insaisissable Barack Obama et, derrière lui, la nomenklatura de l’État profond américain, désespérée d’échapper à la prison, ainsi que la Commission européenne non élue dirigée par la sadique aux allures de grand-mère Ursula von der Leyen (sans oublier les banquiers sans scrupules qui la soutiennent). Certains les appellent les « globalistes ». Il s’agit d’une coalition informelle de convenance contre la menace populiste que représentent M. Trump aux États-Unis et les mouvements populistes similaires en Europe : l’AfD en Allemagne, les deux partis de Nigel Farage et Rupert Lowe au Royaume-Uni, et le Rassemblement national de Le Pen en France.

L’UE, avec ses hommes de paille Macron, Merz et celui qui remplacera Starmer ce mois-ci, est actuellement absorbée par sa stupide tentative de pousser la Russie vers une guerre plus vaste, en utilisant son mandataire, l’Ukraine. M. Poutine, qui continue d’avancer dans le Donbass, refuse de s’enfoncer davantage dans un conflit avec l’UE malgré les sorties de drones et de missiles qui ont récemment mis à mal ses dépôts de pétrole. M. Poutine est en réalité un défenseur de la civilisation occidentale — oui, c’est ironique, n’est-ce pas, compte tenu de ce dont son pays s’est affranchi en 1991 — mais c’est ainsi. La Russie est devenue notre alliée naturelle dans cette lutte, alors que l’UE se comporte en véritable loup-garou tant envers la Russie qu’envers nous. À classer dans la catégorie « étrange mais vrai ».

Contrairement à la propagande de l’État profond et aux conneries du Corps des gardiens de la révolution islamique, M. Trump maîtrise parfaitement la situation en Iran. Nous avons considérablement réduit la capacité de l’Iran à semer le trouble dans le monde et nos satellites surveillent désormais tout ce qu’ils font ; il n’y aura donc pas de reconstruction de l’armée iranienne, quelle que soit l’issue des négociations sur le protocole d’accord. Ils ont toujours la possibilité d’abandonner leur obsession du djihad et d’agir comme une nation normale, mais nous n’avons d’autre choix que d’attendre de voir ce qu’il en sera.

Ce qui doit se passer maintenant aux États-Unis, c’est un été de responsabilisation. Des défilés de coupables. Des mises en accusation. La préparation des procès. Je sais que beaucoup d’entre vous sont découragés par tout cela, mais je vous en prie, remettez ces pilules noires dans l’armoire à pharmacie. La responsabilisation arrive. Les rouages de la justice tournent lentement, et la tâche est d’autant plus difficile que l’État profond a corrompu certaines instances judiciaires, comme le tribunal fédéral de première instance du district de Columbia, où des juges sans scrupules – Boasberg, Chutkan, Sullivan, Howell, Meta, Reyes, Cooper et consorts – se sont donné pour mission de paralyser le pouvoir exécutif de M. Trump.

Néanmoins, l’heure des comptes pourrait également sonner pour le président de la Cour suprême John Roberts, qui a rédigé l’avis majoritaire douteux dans la décision de la Cour suprême du 30 juin sur la « citoyenneté par naissance » (Trump c. Barbara), un échec cuisant pour le juge Roberts (rejoint par Amy Coney Barrett et les trois femmes de la DEI). Le 14e amendement a été rédigé pour atténuer les bouleversements de la Guerre de Sécession. La section 1 vise clairement à définir la pleine citoyenneté des anciens esclaves, et rien d’autre, pas celle des descendants de visiteurs de passage ou de ceux qui ont franchi illégalement la frontière. Un débat clarificateur considérable a eu lieu à ce sujet en juin 1866, alors que l’on continuait à déblayer les squelettes des champs de bataille. La décision de 2026 s’apparente à une débâcle pour des raisons tout aussi évidentes.

Qu’est-ce qui a poussé M. Roberts à causer un tel préjudice ? Peut-être n’est-il qu’un idiot, mais il y a plus que cela derrière tout cela. Il est de notoriété publique que le président de la Cour suprême a rendu au moins une visite d’une semaine à Norm Eisen, après que celui-ci eut été nommé ambassadeur à Prague (2011) par son camarade de promotion à la faculté de droit, le président Barack Obama. Au cours de ces dernières années du mandat d’Obama, Norm Eisen s’est employé à ourdir ce qu’on appelle une « révolution colorée » en Europe, qui a culminé avec l’opération du Maïdan de 2014 en Ukraine. L’objectif était de faire de l’Ukraine un pion pour affaiblir la Russie, ce qui allait entraîner un blanchiment d’argent massif et la mise en place de laboratoires d’armes biologiques dans ce pays. C’est également à cette période que Joe Biden, alors vice-président, s’est vu confier le « dossier ukrainien » et s’est consacré corps et âme à sa propre entreprise d’escroquerie, par l’intermédiaire de son fils Hunter.

Norm Eisen est ensuite devenu le chef de file de la « guerre juridique », coordonnant les actions contre l’administration Trump avec ses capitaines de terrain : Marc Elias, Mary McCord, Andrew Weissmann et d’autres. Tous ont été impliqués dans des activités suspectes et séditieuses tout au long des deux mandats de Trump. De quoi le président de la Cour suprême discutait-il donc avec Norm Eisen à Prague ? Des aléas de la coopération juridique entre les États-Unis et l’Union européenne ? Ou délibéraient-ils sur des tactiques pour faire face au successeur – alors non encore déclaré – de Barack Obama ? Ou peut-être sur la manière de déclencher une révolution colorée aux États-Unis, si la postérité de Barack Obama le jugeait nécessaire ?

Considérons cette situation étrange : un certain Sheldon Snook a été nommé assistant spécial de Roberts en 2014. Snook est marié à Mary McCord, véritable ninja de la « guerre juridique », qui a occupé les fonctions de sous-procureure générale adjointe par intérim de la division de la sécurité nationale au ministère de la Justice (2014-2016) puis de sous-procureure générale chargée de la sécurité nationale au ministère de la Justice (2016-2017). Elle a participé au lancement de l’opération « RussiaGate » et, en 2019, a été nommée conseillère spéciale auprès de la commission judiciaire de la Chambre des représentants présidée par Jerrold Nadler, lors de la procédure de destitution de 2019 visant le président Trump — une destitution qui tournait entièrement autour de l’Ukraine… et de ce qui aurait pu s’y passer sous Obama, en particulier les manigances de Joe Biden.

Il faut également tenir compte du fait qu’un scandale vient d’éclater concernant l’épouse du président de la Cour suprême Roberts, Jane, et les commissions colossales qu’elle a perçues en travaillant au sein du cabinet d’avocats Pillsbury Winthrop Shaw Pittman à Washington, puis au sein du cabinet de recrutement juridique Major, Lindsey & Africa (jusqu’en 2019), et enfin au sein d’un autre cabinet de recrutement juridique, Macrae, pour le placement d’avocats éminents dans des cabinets d’avocats traitant activement des affaires devant la Cour suprême. Ses revenus issus de toutes ces activités de recrutement ont dépassé les 10 millions de dollars. Le président Roberts ne s’est pas récusé dans les affaires liées à ces relations. Cette affaire est encore en cours…

Et, bien sûr, une enquête sur le gouverneur de Californie Gavin Newsom, lancée – comble de l’ironie – par le ministère de la Justice de Biden, vient de déboucher sur un scandale retentissant impliquant des sociétés écrans créées par l’épouse très active du gouverneur Newsom, Jennifer, grâce auxquelles des millions de dollars ont été blanchis sous le couvert de diverses fausses initiatives sociales et sanitaires. Alexis Podesta, nommée par Newsom, « portait un micro » pendant cette période et coopère à l’enquête. Adieu les espoirs présidentiels, gouverneur, et faites attention à ne pas vous cogner les fesses contre la porte de la cellule en entrant.

Ce ne sont là que quelques amuse-bouches. Le plat principal arrive.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

songkrah.blogspot.com

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