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√Une guerre pour avoir la paix ~ Songkrah


Un point de vue iranien sur la guerre en cours.


Par Hamidreza Azizi – Le 3 juillet 2026 – Source Iran Analytica

Le 1er juillet, des équipes techniques iraniennes et américaines ont tenu des pourparlers indirects à Doha, sous la médiation du Qatar et du Pakistan, pour suivre la mise en œuvre du protocole d’accord signé par les présidents Trump et Pezeshkian le 17 juin. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a annoncé par la suite que des groupes de travail avaient été formés pour superviser la mise en œuvre et, éventuellement, négocier un accord final. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a parlé de « progrès positifs ».

Le même jour, le Commandement central des États-Unis annonçait que le groupe amphibie USS Boxer, transportant la 11e Unité expéditionnaire des Marines composée de 2 500 Marines et marins, était entré dans sa zone de responsabilité « dans le cadre d’un déploiement déjà planifié ». Le vice-président JD Vance, quant à lui, suggérait dans une interview que l’intention de l’administration était d’utiliser la période du protocole d’entente pour reconstituer les réserves mondiales de pétrole et ensuite “voir où en sont les choses”.

Ces développements montrent les contradictions visibles de cette période post-MOU. Les contacts diplomatiques se poursuivent et se sont même institutionnalisés. Le détroit d’Ormuz est plus ouvert qu’à aucun autre moment depuis la guerre. Les exportations de pétrole iranien ont partiellement repris grâce aux dérogations de 60 jours du Trésor étasunien, et les mécanismes de gestion de l’escalade – groupes de travail, médiateurs, canaux de communication signalés – se sont multipliés. Pourtant, l’humeur à Téhéran devient de plus en plus suspicieuse chaque jour qui passe.

La raison en est que les responsables et les analystes iraniens considèrent de plus en plus la période actuelle comme une lutte pour savoir si les moyens de pression qui ont poussé Washington vers le protocole d’entente existeront toujours au moment où des négociations sérieuses commenceront. L’Iran est entré dans cette fenêtre de 60 jours pensant qu’il s’était sorti de cette guerre grâce à quatre formes de levier : le contrôle opérationnel du détroit d’Ormuz, un poids diplomatique au Liban garanti par le premier article du protocole d’entente, son programme nucléaire non inclus dans l’accord, et la perspective d’une aide économique à grande échelle, y compris un projet de fonds d’investissement de 300 milliards de dollars. L’évaluation qui prévaut à Téhéran est que ces quatre leviers sont affaiblis simultanément – par la diplomatie étasunienne menée dans le Golfe, de nouveaux arrangements maritimes, un accord israélo-libanaise distinct, des exigences sur le dossier nucléaire et un positionnement militaire continu – de sorte que l’Iran arrivera à la négociation finale avec moins d’options et une capacité réduite à imposer ses choix. Et l’inquiétude face à cette érosion se confond avec une seconde, plus sombre : Washington pourrait se préparer à recourir à une nouvelle coercition militaire si Téhéran refusait d’accepter des conditions modifiées.

Une seule confrontation sur quatre fronts

Du point de vue de Téhéran, les différends qui s’accumulent autour du protocole d’entente sont des fronts connectés autour d’un même conflit plutôt que des désaccords politiques distincts. L’illustration la plus claire est le détroit d’Ormuz.

L’inquiétude de l’Iran dans le détroit va bien au-delà de la question des “frais de transit”, que les responsables iraniens ont, à plusieurs reprises, nié vouloir imposer. Ce que Téhéran cherche à préserver, c’est le fait politique créé par la guerre : que l’accès à Ormuz est devenu indissociable des intérêts sécuritaires de l’Iran. Son objectif au cours de la période de 60 jours était de convertir ce fait en un arrangement régional durable, d’abord avec Oman puis avec les autres États riverains du Golfe Persique. La visite du négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Mascate le 22 juin et la première commission mixte Iran-Oman le 29 juin ont été des étapes dans cette direction, produisant un accord de principe pour élaborer des dispositions relatives aux « coûts liés aux services » et à la gestion future de la navigation.

Les développements parallèles de la fin juin pointent pourtant dans la direction opposée. La route du sud annoncée par Oman et l’Organisation maritime internationale (OMI) le 25 juin – traversant les eaux intérieures profondes d’Oman – a été établie en coordination avec l’OMI mais pas avec l’Iran. La marine des PASDARAN a réagi en déclarant l’itinéraire « inacceptable » et « posant de graves risques pour la sécurité », tout en insistant sur le fait que la coordination avec l’Iran reste obligatoire pour tout transit.

Pendant ce temps, la tournée du Secrétaire d’État Marco Rubio dans le Golfe a abouti à une déclaration conjointe avec les ministres des Affaires étrangères du CCG rejetant “tout péage, taxe ou tentative d’affirmer le contrôle du détroit” et insistant sur la liberté inconditionnelle de navigation. Le ministre omanais des Affaires étrangères a publiquement exclu les péages de transit, et la rencontre entre le Sultan et le président Macron à Paris a abouti à un engagement commun à rouvrir le détroit sans conditions ni restrictions, avec des discussions sur des opérations conjointes de déminage – poussant l’Iran à avertir la France de rester à l’écart du conflit.

Selon Téhéran, la route du sud est bien plus qu’une mesure d’urgence. Elle normalise une réalité opérationnelle alternative, en ce sens que plus le trafic passe par des arrangements échappant au contrôle iranien, plus l’effet de levier accumulé par l’Iran pendant la guerre s’affaiblit – avec ou sans accord. Kpler a enregistré 34 traversées vérifiées le 30 juin, décrivant « une continuité opérationnelle continue, mais pas un retour définitif à un itinéraire normal ». Chacun de ces passage, du point de vue de Téhéran, réduit les concessions que Washington aurait autrement à faire pour obtenir une réouverture officielle.

Le Liban suit la même logique. L’Iran s’est battu pour que le Liban fasse partie du protocole d’entente parce qu’il croyait qu’un cessez-le-feu limité à l’Iran seul laisserait le Hezbollah exposé à la campagne militaire israélienne. L’accord-cadre, annoncé entre Israël et le Liban le 26 juin, est considéré à Téhéran comme un moyen de contourner cette disposition. Sa stipulation selon laquelle aucun acteur étatique ou non étatique ne peut prétendre agir au nom du gouvernement libanais est comprise comme visant spécifiquement l’Iran. En d’autres termes, une fois que le gouvernement libanais lui-même a officiellement délégitimé de telles revendications, la capacité de l’Iran à invoquer les opérations israéliennes au Liban comme une violation du cessez-le-feu s’effondre.

Washington, dans cette perspective, a évité de répudier ouvertement l’article du mémorandum d’entente sur le Liban. Au lieu de cela, il a permis à un processus diplomatique et sécuritaire séparé de le vider de son sens. De plus, puisque le Hezbollah a officiellement rejeté cet accord-cadre et refuse de désarmer, cela fournit à Israël une justification permanente pour rester sur le territoire libanais et continuer à cibler le groupe en invoquant l’autodéfense. Les spéculations sur une éventuelle aide extérieure à l’armée libanaise pour désarmer le Hezbollah, que ce soit par l’intermédiaire de la Syrie ou de “forces mercenaires financées par les Émirats”, renforcent la perception que l’équilibre libanais est en train d’être modifié avant que l’Iran puisse convertir ses liens régionaux en un gain politique contraignant.

Pour le Golfe, cela étend ce modèle au domaine économique. La déclaration Rubio-CCG a désigné le programme de missiles balistiques de l’Iran, le programme de drones et le soutien aux partenaires et mandataires régionaux comme des menaces à affronter, et a subordonné le commerce et l’investissement – y compris la participation au fonds proposé de 300 milliards de dollars – à “la cessation de ce comportement déstabilisateur”. Le protocole d’entente lui-même ne contient pas de telles conditions. Téhéran voit donc Washington utiliser ses partenaires régionaux pour introduire dans la phase suivante des sujets qui avaient été laissées de côté dans le cadre de la fin de la guerre, transformant effectivement un accord de cessez-le-feu étroit en un vaste accord régional avant de fournir les avantages que l’Iran attendait de l’accord initial.

Le dossier nucléaire complète le tableau. Le 22 juin, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a confirmé que le schéma de coopération de l’Iran avec l’AIEA se poursuivrait exactement comme il le fait depuis juin 2025 : accès au cas par cas aux installations intactes, et pas aux installations endommagées – une position que l’Iran justifie en invoquant la clause de “statu quo” du Mémorandum d’entente (article 9). Le calcul sous-jacent est simple. L’emplacement et l’état des stocks iraniens d’uranium hautement enrichi – quelque 440 kilogrammes enrichis à 60%, non vérifiés par les inspecteurs depuis plus d’un an – restent incertains pour les puissances extérieures. Si l’AIEA les établissait avec précision alors que l’allégement des sanctions, le dégel des avoirs, les accords concernant Ormuz et le Liban restaient tous en suspens, l’Iran aurait abandonné sa carte restante la plus précieuse. Si les négociations échouaient ensuite, ces informations pourraient guider les efforts visant à localiser, saisir ou détruire ce qui reste du programme.

C’est pourquoi l’Iran insiste, invoquant l’article 13 du mémorandum d’entente, pour que les négociations nucléaires ne commencent qu’après la mise en œuvre des articles sur les avoirs gelés, Ormuz et le Liban. Washington souhaite des inspections précoces, précisément parce qu’il hésite à lâcher ses avantages économiques et politiques tant que Téhéran conserve cette capacité et cette incertitude. Le différend sur l’AIEA est, en ce sens, un différend sur celui qui bougera le premier.

Vu de Téhéran, les routes maritimes, le cadre libanais, la conditionnalité du Golfe et l’accès aux inspections sont donc différents théâtres d’une même guerre pour savoir si ses gains récents peuvent être convertis en levier durable, ou démantelés petit à petit pendant la période officiellement consacrée à la diplomatie.

Quand la suspicion rencontre la peur d’une autre guerre

Les préoccupations iraniennes reposent sur plus que des différends de négociation et sont renforcées par une accumulation de signaux militaires, sécuritaires et hybrides que les observateurs iraniens interprètent comme une préparation à une éventuelle prochaine phase de la guerre.

Le changement d’atmosphère remonte à la nuit du 26 juin, lorsque le CENTCOM a frappé des positions sur l’île de Sirik – apparemment liées aux programmes de missiles et de drones et aux installations radar de l’Iran – en réponse à une attaque iranienne contre un navire battant pavillon singapourien la veille. L’Iran a répondu en ciblant les positions américaines au Koweït et à Bahreïn ; les échanges se sont poursuivis et intensifiés dans la nuit du 27 au 28 juin, le CENTCOM décrivant les frappes comme plus importantes que les nuits précédentes et l’Iran passant des drones aux attaques de missiles contre le Koweït. Les deux parties ont présenté chaque action comme l’application du protocole d’entente contre les violations de l’autre, et l’accord a survécu à chaque tour nominalement intact. Cependant, ce qui alarme Téhéran, c’est la réapparition d’un schéma qui définissait la situation avant le protocole d’entente.

La crainte qui motive les réponses iraniennes est la « normalisation » des frappes sur le territoire iranien. La préoccupation est moins que Washington cherche un retour immédiat à une guerre de quarante jours mais plus que cela pourrait établir un modèle dans lequel les États-Unis conservent le droit de frapper le territoire iranien au nom de la sécurité maritime ou de la légitime défense, alors que l’Iran devrait absorber ces frappes ou répondre uniquement dans des limites qui préserveraient l’accord.

Le débat stratégique iranien a évolué en conséquence. Les questions actuellement en discussion sont de savoir si les réponses doivent surenchérir sur l’adversaire plutôt que de l’égaler, et si l’Iran devrait à un moment donné intensifier ses réponses de manière préventive pour rétablir l’imprévisibilité – une attitude bien différente de la patience stratégique qui a longtemps défini la posture régionale de la République islamique. La réponse disproportionnée du CGRI lors de la deuxième nuit d’échanges semble refléter exactement ce raisonnement.

La posture de la force américaine approfondit ces soupçons. L’arrivée du groupe Boxer est interprétée à Téhéran contre le souvenir des accumulations antérieures et des inquiétudes persistantes quant à d’éventuelles opérations contre les îles iraniennes et les infrastructures côtières-et, selon l’interprétation iranienne, comme une violation de l’article 9 du mémorandum d’entente, en vertu duquel les États-Unis se sont engagés à s’abstenir d’accroître leur présence militaire régionale pendant la période de 60 jours. L’accent mis par le CENTCOM sur la dissuasion et la préparation n’est guère rassurant lorsque le Wall Street Journal rapporte simultanément que Trump, tout en préférant la diplomatie pour le moment, conserve des options militaires limitées en réponse aux violations perçues par l’Iran. La remarque de Vance sur la reconstitution des réserves de pétrole avant de voir « où en sont les choses » s’inscrit parfaitement dans une évaluation iranienne – qui circule depuis la fin de la guerre – disant que les États-Unis utilisent cet accord pour remplir leurs réserves stratégiques de pétrole, ramenées à leur plus bas niveau depuis 1983, et que cette diplomatie cherche donc à gagner du temps plutôt qu’à résoudre le conflit.

Un troisième facteur vient de la périphérie iranienne. Ces derniers jours nous avons assisté à une intensification des affrontements avec des groupes insurgés dans les régions de l’ouest et du sud-est du pays, des embuscades tendues aux CGRI par des formations armées, des cyberattaques qui ont perturbé les banques iraniennes pendant des jours et des rapports de sources ouvertes faisant état d’une augmentation des vols logistiques et militaires américains au-dessus de la région. Le 1er juillet, Mustafa Hijri, secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan, a déclaré à Voice of America in Persian qu’une attaque terrestre contre l’Iran était à l’ordre du jour, ajoutant que ses forces avanceraient vers Urmia si les conditions le permettaient.

Individuellement, chaque développement permet des explications alternatives. Collectivement, ils correspondent à ce à quoi s’attend l’Iran, un conflit sur plusieurs fronts, dans lequel les frappes extérieures, l’insurrection ethnique, les cyberopérations et les efforts de déstabilisation intérieure fonctionneraient comme des instruments interconnectés. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a encore envenimé la situation en avertissant qu’Israël était prêt à lancer une campagne indépendante contre l’Iran si Téhéran réagissait aux développements au Liban et frappait Israël.

La prudence est de mise ici. Les analystes iraniens eux-mêmes sont divisés, et ces signaux sont bien loin de prouver qu’une nouvelle guerre est imminente ou même planifiée. Ce qu’ils démontrent, cependant, c’est une conviction croissante à Téhéran que les États-Unis utilisent la période du protocole d’entente pour tester les lignes rouges iraniennes, améliorer leur propre position militaire et réduire l’effet de levier coercitif de l’Iran, tout en maintenant une force limitée disponible si Téhéran rejetait la prochaine série de demandes. Plus le protocole d’entente est perçu comme une couverture à une préparation stratégique, plus il devient difficile pour les dirigeants iraniens de faire des concessions sans avoir l’air d’avoir échangé des sacrifices en temps de guerre contre une pause temporaire.

Défendre l’effet de levier sans fermer la porte

C’est le dilemme qui restreint maintenant les choix de l’Iran. Téhéran ne peut guère se permettre de voir son effet de levier sur Ormuz s’éroder, le Liban sortir du cadre diplomatique, l’aide financière devenir conditionnelle et l’ambiguïté nucléaire se dissiper avant un accord final. Pourtant, chaque instrument disponible pour résister à ces processus a son propre coût. La pression sur le transport maritime peut être présentée comme une violation du protocole d’entente, invitant à l’accuser de l’effondrement de l’accord. L’escalade au Liban peut être présentée comme une perturbation iranienne envers un processus politique libanais. La suspension des inspections peut être décrite comme la preuve que Téhéran n’a jamais été sérieux au sujet d’un accord final. Le refus de la conditionnalité du Golfe risque de renforcer l’isolement régional au moment même où l’Iran a besoin de capitaux pour sa reconstruction.

Trois caractéristiques de la réponse émergente de l’Iran découlent de cette contrainte. Premièrement, Téhéran continuera probablement à s’appuyer sur des pressions indirectes calibrées plutôt que sur une escalade généralisée. Ormuz reste son instrument le plus efficace, car il impose des coûts à Washington et aux marchés mondiaux tout en épargnant à l’Iran un front militaire direct avec Israël. Cela aide à expliquer pourquoi les restrictions maritimes et la signalisation ont persisté parallèlement à des contacts diplomatiques continus, y compris le canal signalé pour gérer les frictions dans le détroit, dont l’existence a été publiquement niée par le CGRI alors même que les médias iraniens l’ont confirmée.

Deuxièmement, l’équilibre interne de l’Iran rend l’accommodement passif politiquement prohibitif. Les critiques des ultra-extrémistes à l’encontre de l’administration Pezeshkian et de Ghalibaf en tant que négociateur en chef se sont intensifiées ; plusieurs membres de l’Assemblée des experts ont publié une déclaration demandant vengeance pour le meurtre d’Ali Khamenei, incitant le secrétaire de l’Assemblée à le désavouer et Pezeshkian à mobiliser de hauts dignitaires religieux pour soutenir la voie diplomatique. Chaque frappe étasunienne sur le territoire iranien, chaque opération israélienne au Liban et chaque nouvelle condition du Golfe renforcent l’argument catégorique selon lequel le protocole d’accord était une erreur dès le départ – et oblige le gouvernement à démontrer qu’il résiste, plutôt qu’il n’accepte, une séquence de concessions conçue par les États-Unis.

Troisièmement, la stratégie d’après-guerre des dirigeants iraniens est orientée vers la préservation de la marge de manœuvre plutôt que de choisir entre la diplomatie et la confrontation. Cela signifie maintenir le processus de négociation en vie tout en retardant les concessions nucléaires, résister à un retour au statu quo maritime d’avant-guerre, maintenir le Liban dans le cadre diplomatique et empêcher que l’engagement économique du Golfe ne devienne subordonné à un recul de sa posture régionale.

L’Iran aborde donc la prochaine étape des négociations à partir d’une position à la fois plus confiante et plus anxieuse. Il estime que la guerre a démontré sa capacité à imposer des coûts que Washington pourrait trouver intolérables. Il craint également que ces gains soient réduits un à un, par le biais d’arrangements remodelant progressivement l’environnement dans lequel la prochaine guerre – ou le prochain accord – aurait lieu. La caractéristique la plus dangereuse du moment présent réside ici, dans le fait que la diplomatie elle-même est devenue une partie du conflit. La question pour Téhéran s’est déplacée en conséquence : non plus de savoir s’il peut préserver la diplomatie, mais s’il peut conserver suffisamment de poids au sein de la diplomatie pour qu’un règlement final vaille la peine d’être accepté.

Hamidreza Azizi

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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